Pendant un an Laurence Amblard a collecté, chez les personnes qui ont traversées sa vie, des listes de 25 mots.
25 mots qui leurs plaisaient soit pour leur sonorité soit pour leur sens soit les deux. Il pouvait s’agir de personnes proches ou de passage.
De façon très subjective, elle en a sélectionné certains qui mis ensemble donnent une image de cette année, de son année mais aussi de l'année 2007 en général.
La
mise en scène de ces
mots offre plusieurs lectures.
La première
se veut onirique,
des mots qui volent dont on attrape quelques uns parce qu’ils nous
plaisent, des cailloux brillants qui flottent, des mots qui ne servent
à rien pour mieux regarder l’espace autour d’eux. Mais peut être aussi
des mots comme des cailloux qui éclairent nos chemins.
Une
autre lecture s’organise autour de la parole
La parole peut être logorrhée : violente, désordonnée et rude parfois créatrice, parfois destructrice souvent incorrecte.
Mais
cette parole peut être discours : ordonné, séduisant et séducteur (à
l’image des discours politiques qui ont émaillés la période en
question…), un discours qui part d’un point vague et qui patiemment et
régulièrement veut mener l’auditeur à un autre point précis et très
déterminé. Un discours facile (à voir, à comprendre, à entendre) qu’on
peut reconnaître souvent, partout.
C’est
aussi un
travail qui peut se lire à plusieurs, en famille, en couple, entre
amis, enfants ou adultes. Saisir un mot, parler de ce qu’il évoque,
s’interroger, sourire, rêver, puis saisir plusieurs mots, les unir, les
relier pour les faire jouer entre eux et pour qu’une fois encore les
mots servent à dialoguer.